HISTOIRE
Un siècle de savoir-faire
Les cabriolets et coupés
Elégance et sportivité
Longue tradition que celle des coupés et cabriolet Peugeot : le premier coupé de la marque, le type 21, a été réalisé en 1898. Depuis les années trente, chaque modèle de la marque au lion, ou presque, a été gratifié d’une version coupé et d’une décapotable (en torpédo, cabriolet ou berline découvrable ). Au fil des décennies, ces voitures raffinées ont toujours manifesté une discrétion et un goût très sûr, qui en ont fait d’émérites représentantes de l’élégance française.
Dès les années vingt, des cabriolets et dérivés sportifs sont présents aux deux extrémités de la gamme Peugeot, de la 5 CV type 172 R à la 18 CV sans soupapes type 174 S, en passant par la 9 CV type 177 M et la 12 CV Six.
Première Peugeot produite en très grande série, la 201 est disponible en cabriolet et coupé, tout comme la 301, qui, de plus, bénéficie d’un roadster équipé d’un spider et d’un pare-brise rabattable. La 401 peut aussi se prévaloir d’un large choix de carrosseries. Parmi celles-ci, un coach décapotable et un superbe roadster, auxquels s’ajoute le coup d’éclat de l’Eclipse. Coupé-Cabriolet à toit en tôle rétractable électriquement l’Eclipse, fruit de l’imagination du styliste Georges Paulin, commercialisée par Peugeot en octobre 1934, il apparaît comme le premier coupé-cabriolet de série de l’histoire.
Quant à la 601, haut de gamme doté d’un noble six cylindres, elle hérite de superbes carrosseries — coach Grand Luxe, roadster, cabriolet et Eclipse —, qui s’illustreront dans les concours d’élégance très en vogue à cette époque. Le nouveau et élégant design « Fuseau Sochaux » ajoute à la séduction des modèles de la génération 402 à 202. Pas moins de quatre variantes « plaisir » caractérisent la 402 : coach, cabriolet quatre places, roadster et Eclipse, dont la commande du pavillon devient mécanique à partir de 1937. La gamme de la petite 202 s’étoffe en 1939 avec le lancement d’un joli cabriolet. Il sera repris au lendemain de la guerre et produit jusqu’à la fin de 1948.
La tradition des coupés et cabriolet se perpétue après le conflit. De ligne très pure, le cabriolet 203 est lancé au salon de Paris de 1951. A son élégance, il ajoute un équipement supérieur à celui de la berline, dont une sellerie en cuir. Avec une finition encore plus poussée, il sera baptisé Grand Luxe en 1954. Un coupé est intronisé un an après le cabriolet, dont le dessin du pavillon fait preuve d’originalité. Il disparaîtra du catalogue en avril 1954.
Pour le cabriolet 403 lancé au salon de 1956, le Centre de style Peugeot a décliné la ligne de la berline dessinée par Pininfarina. L’habitacle est garni de cuir et les roues reçoivent en série des enjoliveurs à rayons. Réalisé dans les ateliers de La Garenne, mais avec un surcoût de 80% par rapport à la berline, le modèle s’avère fort chère. Un hard top magnifiquement dessiné sera proposé au salon 1959, son existence sera éphémère.
Egalement dessiné par Pininfarina, le cabriolet 404, révélé en 1961, est la première Peugeot à porter le logo du carrossier, la voiture étant assemblée dans ses ateliers de Turin. Contrairement au 403, ce cabriolet ne partage aucun embouti commun avec la berline 404. Sa silhouette n’est pas sans évoquer les cabriolets Fiat 1500 et 1600 S du même créateur. Contrairement à son moteur à injection, qui offre 13 ch supplémentaires, au salon de Genève de 1962. L’année suivante, Peugeot lance le coupé uniquement proposé avec le 1,6 litre à injection de 85 ch.
Création du bureau de style de la marque les coupé et cabriolet 204, intronisés au salon de 1966, conservent la ligne générale de la berline (réalisée en collaboration avec Pininfarina) avec un empattement raccourci. Ils seront remplacés quatre ans plus tard par les cabriolet et coupé 304, qui, avec une puissance portée à 80 ch, deviendront 304 S en 1972. Quant au coupé 104, qui apparaît en 1973, son empattement court en fait essentiellement une petite voiture urbaine. Il est par ailleurs doté d’un volet arrière. Sa version ZS au moteur plus puissant (66 ch) lui donnera en 1975 des performances plus dignes de la route.
Les coupé et cabriolet 504 sont lancés de concert six mois après la berline. Mais mis à part l’ensemble mécanique, les deux voitures n'ont rien de commun avec cette dernière. L'empattement a été réduit de 19 centimètres et la voie arrière élargie de cinq. Quant à la motorisation, elle n’est proposée qu’en version à injection. Le talent de Pininfarina a fait de ces voitures de très séduisants modèles marqués par l’art italien. Il s’agit en fait de voitures nouvelles dotées d'un comportement routier spécifique. Elles bénéficieront ultérieurement du V6 de la future 604.
Au cours de la période récente, le coupé 406, également dû à Pininfarina, est souvent considéré comme l’un des plus élégants jamais proposés par Peugeot. Il a assurément été l’une des plus belles voitures de son époque.
En 2000, le lancement de la 206 CC à toit rétractable a constitué un événement historique pour la marque au lion. Brillante descendante de l’Eclipse, invention visionnaire, la voiture en a représenté la version moderne et a fait école. Son prix très abordable lui a assuré un succès commercial considérable, jusqu’à devenir le cabriolet le plus vendu en Europe. Les actuelles 207 CC et 307 CC en assurent la relève.
